Heureusement maintenant Bébé Ben est là.

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Ma rencontre avec Benjamin

Pour tout vous raconter de moi, je dois également vous parler de ma grossesse & de mon accouchement !

Médicalement, ma grossesse s’est formidablement passée, le bébé grossissait bien, était parfait à chacune des échographies.
Par contre, personnellement je l’ai très mal vécu. Je m’attendais à une certaine félicité. Être sur un petit nuage comme le décrive certaines femmes.

Et bien non, les douleurs ligamentaires ont été le 1er signe de grossesse. Au point d’en pleurer tellement j’avais mal. Mais le corps médical me disait « c’est normal »… D’accord, des nausées et des vomissements du 1er jour jusqu’au moment d’accoucher, vomir du sang est impressionnant mais là encore, la gynécologue n’y voit rien d’important. Cela arrive.
Je vous parle tout de suite aussi de mon bassin qui a bougé tellement vite que je n’ai pas pu m’assoir pendant 2 semaines?
C’est normal. Des mains gonflées au point de ne plus sentir mon pouce et 2 doigts? (Normal aussi si vous vous posez la question)…

A la visite du 8ème mois, on m’a quand même dit que ma rétention d’eau et ma tension était trop élevées. J’ai fait des dizaines d’examens, de prises de sang et de monitoring. Bébé allait bien. Mon corps commençait vraiment à souffrir par contre et personne, je dis bien PERSONNE ne m’expliquait ce qu’il se passait !
Le lundi 8 Juin, on décide de m’hospitaliser à l’Hôpital d’Antony. Le mardi, on me met un tampon pour faire « mûrir le col »… Et on m’oblige à faire des monitoring toutes les 3h. Vers 21h, je retourne donc dans cette salle, et là la sage-femme, me demande de me contorsionner pour mettre le monitoring. Je ne m’inquiète pas, jusqu’à ce qu’elle sorte en hurlant « Pas de pouls, pas de pouls ».

Je voyais mes propres pulsations cardiaques, c’est donc que MON tout petit bébé avait un souci.
Ils sont rentrés à 5 en criant, on m’a déshabillé d’urgence en me criant de garder mon calme, le tampon a été retiré, on m’a mis une perfusion. Le gynécologue de service disait que j’allais partir au bloc, que mon bébé allait mal. On m’appuyait sur le ventre, on me faisait mal. Mon pouls était à 170 ! On m’a intimé l’ordre d’appeler mon mari mais en étant tout à fait normal (car s’il y avait un accident, ce serait de ma faute – agréable hein !)

Ils ont retrouvé le pouls de bébé et m’ont laissé nue sur la table ! Une infirmière est revenue et m’a vue complètement sonnée. Je pensais qu’elle allait m’apporter un peu de réconfort. Grosse erreur elle m’a donné un draps plié et m’a dit « j’espère que votre mari va arriver ». J’ai déplié le draps et me suis réchauffée comme je pouvais.
J’ai attendu – Mon Mari est arrivé – Il n’a pas compris par quoi je suis passée.
J’ai cru perdre mon bébé.
Une violence psychologique et personne pour m’expliquer. On m’a juste dit « allez dormir 2h » !

Au lieu de me faire une césarienne, ils ont décidé de recommencer le protocole et de me remettre un tampon.
J’avais tellement peur, en ce mercredi. Les contractions se sont amplifiées. Je ne les supportais pas car elles étaient provoquées donc terriblement fortes.

Dans la nuit, vers 22h, je devais aller au monitoring, j’étais épuisée par le manque de sommeil depuis la veille. J’avais mal, personne ne m’a ausculté pour voir où ça en était. Je suis retournée dans ma chambre. Une sage femme, m’a indiqué qu’elle pouvait me faire des points d’acupuncture pour soulager mes contractions. Moi qui suis cartésienne, j’ai quand même dit oui ! Une Grosse erreur !

Elle m’a effectivement piqué dans le dos. Je n’ai pas senti grand chose. Et a proposé de m’ausculter.
Et là, une douleur épouvantable. Je me suis mise à crier, elle m’a intimé l’ordre de me taire car des mamans se reposaient avec leur bébé contrairement à moi. J’ai pleuré, je lui ai dit d’arrêter. Me suis enfouie la tête dans l’oreiller en hurlant.
Je disais « Pitié, pitié, arrêtez, je vous en supplie ». Une douleur sans fin avec des contractions en prime.
Cette sage-femme, m’avouera le lendemain, qu’elle m’a fait un décollement des membranes – Sans me prévenir.
Dans mes pires cauchemars, la silhouette de cette femme me poursuit.

A force de pleurer à moitié nue sur le lit, elle s’est décidé vers minuit à m’envoyer en salle de travail, bien qu’à 2 cm d’ouverture. Là, on m’a regardé comme si j’étais une petite fille qui n’accepte pas de souffrir un peu. J’avais des contractions douloureuses depuis plus de 15h, on m’avait fait mal psychologiquement, physiquement… mais tout le monde trouvait ça normal. J’ai attendu encore plus de 3h00 la péridurale mais en femme forte je n’ai pas appelé mon mari.
Je voulais qu’un des 2 se repose au moins. J’ai souffert seule, triste, perdue et avec la peur que le cœur de mon bébé ne cesse à chaque instant.
La péridurale reste l’un de mes meilleurs souvenirs (peut être même le seul). Elle a été parfaitement posée entre 2 contractions ! Un vrai miracle!
Ils m’ont percé la poche des eaux pour essayer de faire avancer le travail ! J’ai appelé M. Chéri qui a accouru. Et nous avons attendu. Nous entendions les battements du bébé mais ils faiblissaient à chaque contraction.
Vers 5 h du matin, on m’a informé que ce serait une césarienne !

J’étais soulagée ! Enfin, mon bébé allait arrêter de souffrir. Dans quelques minutes, ils seraient avec nous.
Devant mon calme, M. Chéri a été autorisé à m’accompagner.
Je suis allée dans cette salle d’opération. Me suis hissée toute seule sur la table d’opération. Et 1ère chose qu’on ne m’avait pas dit : vous êtes sanglée à la table… Oui, comme pour les condamnations à mort. Attachée avec des sangles froides et flippantes. Ensuite, l’anesthésiste n’a pas réussi à m’endormir totalement la zone. On m’a donné le choix « soit vous supportez la douleur et vous voyez votre bébé, soit on vous endort et le bébé prend un coup d’anesthésiant ce qui n’est pas bon et vous ne le verrez que dans 3 heures »… Avais je vraiment le choix, j’ai serré les dents… Je voulais tellement voir mon enfant.
Le choix était vite vu ! M. Chéri est entré dans la salle. Un peu impressionné quand même. Et ils ont commencé à m’ouvrir.
Et la 2nde chose qu’on ne vous dit pas pendant les préparations de cours à l’accouchement « vous êtes ballotés de tous les côtés ». J’avais mal mais une douleur gérable néanmoins. La pression de voir mon bébé peut être.

Le moment le plus merveilleux peut être le seul : Je l’ai senti sortir de mon ventre. Pas comme un accouchement naturel certes mais j’ai senti cette pression. Et derrière notre petit draps nous avons entendu ce cri, ce tout petit cri !
Il est sorti de son rideau, comme un comédien pour saluer… J’ai vu ses grands yeux noirs. Je n’ai pas pleuré, non j’ai juste été inquiète de savoir s’il allait bien. Oui, un merveilleux petit garçon de 3,070 kg pour 49 cm (on m’avait annoncé plus de 4 kg et je n’ai accouché qu’à 15 jours du terme ! Passons aussi sur la douleur psychologique lié à ma prise de poids et à la culpabilité qu’on nous inflige).

Il est sorti du bloc où il faisait trop froid suivi de près par son tout nouveau Papa.
Et la douleur est revenue cinglante. J’ai crié que j’avais vraiment mal – on m’a rétorqué que 5 mn avant je n’avais pas mal… On m’a mis une petite anesthésie. Et je ne me souviens plus de rien.

Je suis sortie du bloc 20 mn plus tard, pour découvrir mon merveilleux petit garçon Benjamin en bonne santé contre son Papa. Ce moment a été le plus magique de toute ma vie. Toute ma souffrance était absente, mon inquiétude envolée. Benjamin était là, dans notre vie. Impossible de parler tellement j’étais HEUREUSE!

La suite de notre séjour a aussi été une catastrophe. Personne ne m’a aidé malgré une césarienne, on a même oublié de me donner des antidouleurs, je suis sortie au bout de 3 jours tellement j’en avais marre en intimant l’ordre d’avoir des piqures anti-phlébites. On m’engueulait pour tout ; bébé est trop couvert, pas assez, vous ne l’allaitez pas? il hurle en pleine nuit, débrouillez vous ! On m’a fait me lever sans ménagement le lendemain (il fallait faire VITE)… Une seule personne m’a dit que ma douleur devait être réelle, UNE SEULE, une élève infirmière en stage… Qui était mortifiée du traitement de sa chef. Elle s’est excusée au moins 10 fois et j’ai pris son réconfort ! Et je ne vous parle même pas de la note TRES salée à la sortie, du matériel mis en commun (pas une table à langer dans la chambre c’est quand même du grand n’importe quoi), du pédiatre qui déshabille mon fils sur le lit et nous le laisse à poil alors que mon mari n’avait jamais eu un bébé dans les bras (et moi alitée)
Autant vous dire que je ne conseille à personne l’Hôpital Privé d’Antony !
Fuyez le même ! Il n’y en a que pour le fric. Un accompagnement catastrophique…
Depuis j’ai parlé autour de moi et certains récits me glacent le sang. La fille de la nourrice de Benjamin a eu moins de chance : même gynécologue, même hôpital, même lutte pour faire sortir le bébé par voie basse et un petit garçon qui n’aura vécu que 13 jours ! Une autre à qui quelques jours avant moi on a cassé le bassin en extrayant le bébé…
Je me dis que je ne suis pas la pire mais quelle souffrance, quelle douleur cet hôpital m’a infligé.

Je ne veux garder que le MEILLEUR
Benjamin est là et pour son petit frère ou sa petite soeur, on ira ailleurs !
P.S : je n’ai pas l’air si mal que ça le lendemain de mon accouchement avec mon amour dans mes bras 😉

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19 commentaires sur « Heureusement maintenant Bébé Ben est là. »

  1. Oh mon dieu, mais c’est inhumain comme traitement pour un accouchement !!!!!!! O_O Moi qui pensais qu’Anthony était un bon endroit, bah dis donc …

    Comme tu dis, le plus important est que Bébé Ben aille bien maintenant !

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    1. J’avais quelques craintes car mon grand père est décédé là bas de façon un peu trop rapide. Mais je m’étais dit que la maternité était un autre service…
      J’ai fait des cauchemars pendant 2 mois, je me réveillais et cherchais Benjamin partout en me disant qu’il n’avait pas survécu.
      Le plus dur a été le récit de la nounou de Benjamin qui a perdu son petit fils il y a quelques années car ils ont absolument voulu que le bébé passe par voix basse. Le même récit à peu de chose près (sauf que moi mon col ne s’est pas ouvert HEUREUSEMENT), la même gynéco, les mêmes suites après couche.
      Ma grand mère est sage femme, quand elle a vu ce qu’il passait elle était affolée..
      J’ai appris depuis qu’en 5 ans, 6 femmes étaient mortes en accouchant là bas… Ma grand mère (pourtant la médecine il y a 50 ans ça n’était pas pareil) n’en a JAMAIS perdu… Donc oui, j’ai eu très peur, mais cela fait du bien aussi de l’écrire.
      J’aurais dû écrire une lettre au service de l’hopital mais n’en ai pas la force.

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      1. Je suis désolée que tu sois passée par là 😦 Ca paraît tellement démentiel que des professionnels agissent ainsi, dans des situations si délicates.

        Je te recommanderai bien ma maternité, mais c’est comme le resto, c’est un peu loin 😉

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  2. On est d’accord ! Hallucinant. Et j’ai de la chance d’avoir eu mon petit garçon et qu’il soit en bonne santé et plein de vie ! HEUREUSEMENT sinon je portais plainte.
    SI j’en ai un 2ème je pense que j’irais à Massy (même si c’est une clinique) – C’est là où travaillais ma grand mère et j’ai rencontré une gynécologue avec qui elle a travaillé qui m’a rassuré en me disant que ce n’était pas normal.
    Sinon l’Hôpital Béclère mais pas sûre que je sois acceptée.

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  3. J’ai failli choisir cet hôpital, pourtant à 2 pas de la maison mais comme il était privé, j’ai préféré choisir l’hôpital d’Orsay… Heureusement que tout s’est bien fini pour vous 2 mais ton récit m’a chamboulé 😦

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    1. Tu as bien fait je crois. Moi je l’ai choisi car facile d’accès pour tout le monde notamment l’une de mes grands mères habite dans la rue de l’hôpital.
      Et il est vrai qu’un accouchement peut vite basculer.
      Par contre, la cicatrice est nickel ! C’est déjà ça hein !

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  4. la dernière fois que j’ai lu de telles horreurs … c’etait mon propre recit d’accouchement pour ma N1, dans une clinique privée…
    Mes deux autres enfants sont nés à l’hopital public et je ne conseillerais plus jamais le privé pour une naissance..

    Plein de bisous

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    1. Comme je te comprends ! Je suis aussi interpellée par le fait qu’on essaye juste de nous faire payer le plus.
      Pendant les 3 jours de déclenchement j’avais demandé au départ une chambre double. On m’a mise avec une femme qui venait d’accoucher…
      SUPER !!! Mon bébé n’était pas là moi ! J’ai dû donc payer une chambre individuelle ! Grrrrr

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  5. Je viens de finir ton article et je suis comme une folle.
    Ça me fait bondir de voir qu’en 2015 certains hôpitaux traitent leurs patients encore de cette manière.
    Je suis infirmière et j’ai été membre du comité de lutte contre la douleur dans mon association et c’est juste hallucinant de voir des choses pareilles.
    Ce que tu as vécu est grave, traumatisant et surtout bouleversant pour toi et bébé.
    Je ne peux que te pousser à écrire une lettre de plainte et pourquoi pas aller jusqu’à porter plainte…
    Une telle clinique ne devrait plus avoir le droit d’exercer surtout quand on voit les nombreux antécédents dont tu parles…

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    1. Coucou ! Merci de ton soutien.
      Je crois qu’en fait cet article exutoire m’aura servie à me convaincre à écrire l’ensemble de mon vécu et à leur transmettre.
      Tes mots de professionnels me rassurent !
      Je n’avais pas peur d’accoucher (ma grand mère trouvait cela TRES louche d’ailleurs) et je suis désormais traumatisée !

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  6. Bonsoir,
    Avant tout je vous remercie d’avoir partagé votre expérience. J’espère que vous vous portez bien et que vous avez réussi à « surmonter » ce traumatisme, même cela ne doit pas être évident. Le traitement que vous avez subi est inadmissible. J’ai du mal à comprendre comment le milieu médical peut avoir si peu d’empathie avec les patient.e.s. Je suis bien heureuse de constater que le petit bout se porte bien. Bonne continuation !

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    1. Bonjour Sophie,
      Il y a malheureusement une suite pas terrible à cet accouchement ! Le fait que l’hôpital camoufle complètement ces erreurs. Mon dossier est juste vide.
      https://benandjulies.wordpress.com/2016/01/22/la-verite-camouflee-par-lhopital-dantony/
      Depuis, j’ai essayé de me battre mais à quoi bon en fait. Je me suis juste insurgée en voyant que la maison des maternelles mettant en lumière cet hôpital où j’ai eu le récit depuis d’au moins 6 accouchements affreux.
      Heureusement, pour moi, mon petit Benjamin pète la forme, j’ai appris à ne faire confiance qu’à mon jugement et je cherche une autre maternité pour un 2nd (si j’ai le courage bien sûr)…
      Merci pour votre message – à bientôt

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  7. Ah oui effectivement c’est très loin d’avoir été un accouchement de rêve y compris le séjour qui s’en ai suivi et je comprends ta colère envers cet établissement hospitalier. Je remarque que pas mal de mamans (quel que soit l’établissement hospitalier où elles ont accouchés) ont vécus un cauchemar avec une certaine maltraitance de la part du corps médical qui d’ailleurs est d’actualité. Je n’ai pas vécut ce genre de choses là où j’ai accouché (dans une clinique privée) mais j’avoue que c’est quelque chose pour lequel je m’étais renseigner au préalable grâce aux avis de mon entourage ayant mis au monde leurs enfants dans cet établissement et sur internet (sur certains sites tu peux trouver des avis de mamans sur les différents hôpitaux et cliniques du coin où tu habites même si je pense qu’il ne faut pas prendre ça pour argent comptant). Je te souhaite de pouvoir trouver un autre établissement hospitalier digne de ce nom pour ta prochaine grossesse.

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    1. je m’étais renseignée mais pas assez apparemment ! J’ai eu un très bon retour sur cet hôpital ! J’y suis allée sereine et au final : 1 bon accouchement pour ensuite 8 autres récits catastrophiques ! Dans tous les cas, c’est sûr que je vais ailleurs si j’ai un n°2…

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      1. Faut croire que tu es tombé dans la mauvaise période avec le corps médical lorsque tu es allée dans cet hôpital. Il faut croire qu’il y a des périodes tip top pour accoucher dans tel établissement hospitalier et d’autres où c’est l’horreur sur terre. Je sais que la clinique où j’ai accouché a aussi des périodes où c’est pas très glorieux et d’autres ou c’est top moumoute ^^.

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